Catalogue édité à l'ocassion de l'exposition Rajak Ohanian. Métamorphoses I & II qui se déroule du 23 novembre 2017 au 13 janvier 2018 pour la première séquence et du 17 janvier au 3 mars 2018 pour la seconde.

24 pages / 27 x 22 cm (à l'italienne) / automne 2017 / 10 euros
Disponible à la vente dès le 22 novembre.

 

 

Double première pour la galerie en cet automne 2017 ! Pour la première fois, nous présentons simultanément deux expositions dans nos deux espaces du 44 rue Auguste-Comte : la sixième édition de Varia, qui rassemble une trentaine de peintures et dessins du XVIe aux XXe siècles récemment acquis, ainsi qu’une exposition contemporaine de l’artiste lyonnais Rajak Ohanian (né en 1933), premier événement que nous dédions au médium photographique. Nous avons le plaisir de valoriser le travail de ce photographe discret dont les amateurs et collectionneurs ne connaissant sans doute pas encore toute l’étendue et la multiplicité formelle.?

Nous amorçons une collaboration avec Rajak Ohanian en montrant consécutivement deux séries inspirées par le récit de la création des éléments narré par Ovide : Métamorphoses I, réalisée de 1991 à 1993 en Bretagne, dont le thème principal est la rencontre du minéral et de l’eau (que nous accrochons du 23 novembre 2017 au 13 janvier 2018) ; puis Métamorphoses II, réalisée entre 2007 et 2009 dans les Cévennes, où apparait le végétal, les prémices de la vie (que nous accrochons du 17 janvier au 3 mars 2018). Cet événement coïncide avec le 2000e anniversaire de la mort d’Ovide et avec la publication cet automne, aux éditions de L’Ogre, d’une nouvelle traduction des Métamorphoses entreprise il y a une dizaine d’années par Marie Cosnay.

Pour créer un ensemble d’images, Rajak Ohanian part pendant près de deux ans, s’installe durablement dans un lieu, multiplie les rencontres, les lectures, les expériences sur un territoire particulier. Ainsi, le travail s’inscrit dans une temporalité relativement longue. Se sédimente progressivement. Puis se densifie encore au moment de tirer les photographies au retour à l’atelier. Les écrivains Annie Le Brun et Bernard Noël, qui ont écrit respectivement sur Métamorphoses I et sur Métamorphoses II au moment de leurs réalisations, disent comment Rajak Ohanian fait émerger le monde dans l’invisible, fixant ce qui se dérobe entre l’apparition et la disparition. David Collin offre pour sa part une lecture littéraire de l’oeuvre en convoquant Georges Perros, Gaston Bachelard – souvent cité par Ohanian – ainsi que le poète breton Eugène Guillevic dont il retient quelques mots pour tenter de définir la recherche de Rajak Ohanian :


« Je m’aménage un lieu / Avec ce paysage / Qui tournait au chaos. / Dans ce qu’il deviendra / Je suis pour quelque chose. Peut-être j’y jouerai / […] J’y règnerai jusqu’à la nuit ».

 

 

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