Pierre De Maria (1896-1984). Figuratif de l'imaginaire
Sous la direction d'Olivier Lossi

2017 / 96 pages / 21,5 x 27 cm / quadri
Design graphique : Atelier Perluette (Jérôme Séjourné et Marion Greco)
Imprimerie : SEPEC (01)
Tirage : 800 exemplaires

 

 

 

Avant-propos

Bien qu’ayant été remarqué et soutenu de son vivant par d’importants collectionneurs, galeristes et écrivains (Henri-Pierre Roché, Iris Clert, Jacques Prévert, André Pieyre de Mandiargues…), Pierre De Maria a rapidement disparu de la mémoire du milieu artistique après sa mort en 1984. La dernière grande rétrospective consacrée à sa peinture date de 1980 (Centre méditerranéen d’art contemporain de Marseille). Depuis, les œuvres de Pierre De Maria furent très peu exposées, rares sont celles qui passent en vente publique, et aucune publication relative à son parcours et à l’originalité de sa création n’est venue les épauler.

Avec l’exposition et le catalogue Pierre De Maria (1896-1984). Figuratif de l’imaginaire, la galerie Michel Descours propose ainsi une relecture inédite de la peinture de cet artiste fasciné par la mécanique, par les machines, par les rouages et les assemblages de pièces métalliques. L’ambition de ce projet est double : révéler l’inscription historique de l’œuvre pictural de Pierre De Maria, tout en démontrant que les préoccupations qui le caractérisent sont plus que jamais d’actualité dans la société contemporaine – par exemple la question cruciale de l’émancipation et/ou de l’aliénation engendrées par les machines et les robots. Après avoir acquis plusieurs toiles de De Maria, nous avons eu, par divers concours de circonstances, l’occasion de rencontrer l’historien de l’art Olivier Lossi qui travaille depuis plus de vingt ans à son œuvre et qui a rassemblé une considérable documentation permettant de mieux identifier les lignes de forces du parcours de l’artiste et de le situer parmi ou en marge des avant-gardes du siècle riche et mouvementé qu’il a traversé. Nous avons donc confié à Olivier Lossi le commissariat de l’exposition et la rédaction du catalogue qui, nous l’espérons, permettront de reconsidérer la création picturale biomorphique, organique, puis mécaniste ou machiniste de Pierre De Maria, puis de le sortir progressivement d’un certain oubli.

Cette exposition marque également le seuil d’une collaboration avec la famille de l’artiste – en particulier avec ses petits-enfants auxquels nous sommes reconnaissants de nous avoir fait confiance – qui possède encore le fonds d’atelier Pierre De Maria : un ensemble de plus de quatre cents œuvres (peintures, dessins, estampes, collages) représentatives des différentes périodes de sa carrière et dont l’essentiel de notre accrochage provient. Notre exploration de cette trajectoire singulière se poursuivra donc au-delà de l’exposition, durant laquelle nous proposerons d’ores et déjà plusieurs éclairages à l’occasion de trois rendez-vous : autour du cinéma, de la bande dessinée, puis des textes de Pierre De Maria. —

Réduire

Lire la suite


Ces livres peuvent également vous intéresser