Né à Lyon en 1934, Max Schoendorff participe en tant qu’administrateur aux débuts de son ami Roger Planchon avant de se consacrer pleinement à la peinture au début des années 1960, en exposant à la galerie Folklore de Marcel Michaud, puis à la galerie Verrière dès 1966. Dans les années 1970-1990, il collabore avec le metteur en scène Jacques Rosner en tant que dramaturge et réalise des décors, des costumes pour le TNP de Villeurbanne, la Comédie-Française, l’Opéra de Paris, ou encore le Schiller Theater de Berlin. Schoendorff est profondément marqué par l’imaginaire surréaliste, par les écrivains Antonin Artaud et Georges Bataille, ou les peintres Max Ernst et André Masson, et construit une oeuvre qui fait écho au romantisme allemand dans la dialectique entre la vision parcellaire et l’absorption totale du regardeur. Proche de Jean Schuster ou de José Pierre, Max Schoendorff était fortement lié aux surréalistes de la deuxième génération qui ont parfois participé aux réunions au café, mais lui n’en a jamais été et s’est tenu à l’écart des activités du groupe proprement dites. En 2002, dans un entretien avec le critique Joël Koskas, il déclarait : « Je ne me dirai jamais surréaliste, et encore moins pas surréaliste. Mais intérieurement, je pense, pour employer un vocabulaire bretonnien, n’avoir jamais démérité de l’idée du surréalisme dans ce qu’elle a de plus rigoureux. » Il fonde l’URDLA – centre international estampe & livre en 1978 dont il fut le président jusqu’à sa mort en 2012. Après avoir réalisé le polyptyque Scène de la vie des douze Césars (1983), Max Schoendorff entreprend une série de dix peintures sur plaques d’aluminium, dont quatre de format carré (150 x 150 cm). Il expérimente ce nouveau support plus dur que la toile et qui résiste davantage au pinceau.

 

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