RUBENS. Des camées antiques à la galerie Médicis,

par Marianne Cojannot-Le Blanc

 

Mardi 29 janvier 2019 à 19 heures

Galerie Michel Descours 44 rue Auguste-Comte 69002 LYON

 

Entrée libre
Réservations recommandés : gwilherm.perthuis@galerie-descours.com

 

 

 

Marianne Cojannot-Le Blanc, historienne de la peinture et des arts européens au XVIIe siècle, et Évelyne Prioux, spécialiste des arts et de la théorie littéraire de l’Antiquité, ont réuni leurs compétences pour proposer une nouvelle analyse de la suite spectaculaire des vingt-quatre tableaux peints par Rubens (1577-1640) pour la galerie de Marie de Médicis au palais du Luxembourg (tableaux aujourd’hui conservés au musée du Louvre). Le peintre, fort de sa maîtrise inégalée des textes antiques et des iconographies impériales des camées qu’il collectionnait et étudiait avec passion, sut imposer à ses contemporains un cycle à la gloire d’une reine vivante, d’une rare ingéniosité. S’écartant en apparence des conventions établies pour la célébration d’un roi (scènes de batailles, triomphes), il s’est inspiré des iconographies antiques visant à promouvoir les épouses et mères d’empereurs, ainsi que de poèmes grecs ou latins et d’épopées miniatures évoquant le mariage ou l’enfance. Pour le comprendre, il faut consentir à circuler non seulement entre l’Antiquité et le XVIIe siècle, mais encore entre la peinture et les pierres gravées, entre les très grands et très petits formats, entre l’univers de la création et celui de la collection d’objets précieux. De cet itinéraire sort vainqueur, non pas tant la commanditaire que Rubens, le cycle se donnant à voir comme un éblouissant discours sur l’art de peindre.

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